
Don Chucho, filigraniste
Cinquante ans derrière les Portales à tordre le fil d'argent en dentelle pour les boucles des Jarochas. Le premier maître de Mariana, à deux rues de sa maison d'enfance.
Bijoux mexicains faits main · Toulouse
Coyolli veut dire « grelot » en nahuatl. Chaque pièce est imaginée dans l'atelier de Mariana à Toulouse, avec des matières et des savoir-faire rapportés du Veracruz, sa région natale, et de ses voyages chez les artisans du Mexique.
Atelier Saint-Cyprien
Le manifeste
Il y a la Garonne, et il y a le golfe du Mexique. La brique rose de Toulouse, et les façades mangue et turquoise de Tlacotalpan. Depuis vingt ans, Mariana vit entre ces deux paysages, et ses bijoux sont la trace de ce va-et-vient.
Chaque collier, chaque paire de boucles part d'une matière choisie sur place : du filigrane tordu chez un vieux joaillier du port de Veracruz, des graines enfilées par les femmes de Papantla, des écheveaux de coton teints à l'indigo dans la sierra de Zongolica, un lingot d'argent à Taxco, une poignée d'ambre brut au Chiapas. Puis tout revient à Toulouse, dans un petit atelier du quartier Saint-Cyprien, où les pièces sont montées, ajustées, et signées.
Pas de série, pas d'usine. Des mains, des voyages, et une manière de faire qui prend le temps qu'il faut.
L'histoire de MarianaMa grand-mère gardait ses grelots de fandango dans une boîte en fer-blanc. Quand elle l'ouvrait, toute la maison sonnait.Mariana, fondatrice de Coyolli, née à Veracruz
Les ateliers partenaires
Coyolli travaille avec une poignée d'ateliers familiaux, trois dans le Veracruz et trois ailleurs au Mexique. Ils sont payés au prix juste, cités par leur nom, et leurs techniques sont respectées telles quelles.

Cinquante ans derrière les Portales à tordre le fil d'argent en dentelle pour les boucles des Jarochas. Le premier maître de Mariana, à deux rues de sa maison d'enfance.

Colorín rouge, ojo de venado, lágrimas de San Pedro : les graines du Totonacapan, percées à l'aiguille et enfilées sous le porche, à l'ombre des pyramides d'El Tajín.

L'ambre de Simojovel a vingt-cinq millions d'années. Lupita et son fils Ismael le taillent et le polissent à la main, dans la cour de la maison, face à la sierra.
La collection
Colliers, boucles, bracelets. Toutes les pièces sont montées à Toulouse, en petite quantité, et numérotées à la main.
Comment naît un bijou Coyolli
Deux fois par an, en février pour le carnaval de Veracruz et en octobre, Mariana part quatre à six semaines au Mexique. Elle visite les ateliers, choisit les matières, dessine sur place.
Filigrane, graines, coton teint, argent, cuivre, ambre. Chaque lot est acheté directement à l'artisan qui l'a produit, jamais à un intermédiaire.
À Toulouse, dans l'atelier de Saint-Cyprien, les éléments sont assemblés, soudés, polis. Les fermoirs sont en argent massif, les cordons noués à la main selon le nœud de Zongolica.
Chaque pièce reçoit un petit grelot de cuivre, un coyolli, et un numéro. Vous savez d'où vient chaque composant, et qui l'a fait.
Les prochains marchés, les retours de voyage, les nouvelles pièces avant tout le monde. Une lettre par mois, pas plus.